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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 244 - du 26 janvier 2012 au 1 février 2012


Adolfo Wildt, Carattere fiero-anima gentile (détail), 1912, marbre avec dorures, h. cm. 40. Galleria Internazionale d’Arte Moderna di Ca’ Pesaro, Venise.

Wildt, l’effrayant symboliste

FORLI (Italie) – Enfin, on le redécouvre ! Artiste connu des aficionados, mais étranger à de nombreux amateurs d’art, Alfredo Wildt (1868-1931), fut garçon coiffeur et apprenti bijoutier avant de découvrir la sculpture à l’âge de 13 ans. A 26 ans, un contrat avec un collectionneur prussien, Franz Rose, le met à l’abri du besoin : pendant 18 ans, l’esthète lui achètera la première édition de chacune de ses sculptures contre un salaire annuel de 4000 lires. Il se met alors à tirer du plâtre, de la cire ou, mieux encore, du marbre, des portraits hallucinés, des physionomies torturées, aux reliefs creusés, amplifiés, exagérés. Dans le cadre reposant d’une église restaurée et de son cloître, dans ce qui fut la ville natale de Mussolini, ses créations frappantes, filles adultérines du symbolisme et du liberty, sont réunies en compagnie d’œuvres qui l’ont marqué, de Cosmè Tura à Casorati.
Wildt, l’anima e le forme aux Musei San Domenica, du 28 janvier au 17 juin 2012.

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